LUEURS DANSANTES


ARNAUD BERNAY & PIERRE EBERLE

La visite de Lanvéoc et les paroles des locaux ont convoqué en nous des imaginaires. Une représentation mentale d’un évènement ou d’un concept est par définition subjective, mais la génération de gif nous a permis de les matérialiser. Le nouvel an, le stockage des costumes, l’interdiction d’observer et la dégradation des infrastructures sont autant de thématiques pour entrer en hyper-réalité. En plus de ces éléments d’analyse, nous avons simulé le comportement et l’apparence du matériau que nous cherchons à formuler, entre mollusque et vitrail.






Intégration au territoire et plan masse



Repère et repaire, travail sur un signal lumineux



Un lieu d’accumulation comme signal

Le centre nautique de Lanveoc est le lieu de rassemblements. La fête et les banquets, en hiver comme en été. Les Décoreuses produisent et mettent en stase ici leurs productions qui attendent leur heure de gloire pour en sortir. Nous avons choisi de partir de ce récit pour construire notre projet qui se résume en trois mots : Appeler, Fêter, Stocker. Un phare construit sur la jetée produit un signal lumineux orienté vers les communes du sud de la rade, jusqu’à l’embouchure de l’Aulne. Ce signal est un appel à venir à Lanveoc, pour préparer une fête à venir, une fête de grande marée. Lors d’un temps, les personnes réunies vont réaliser costumes et décors pour préparer l’évènement. L'heure venue, un second signal éclaire la baie. Le rituel commence, chacun se pare de sa création et l’incarne. Des ombres dansent à travers le bandeau vitré de la façade. Puis les choses se calment, chacun rentre chez lui. Mais un souvenir subsiste et témoigne, un artefact sous la forme d’un masque, d’un chapeau, ou d’un vêtement est exposé dans une pièce dédiée. Chaque fête a son piédestal dédié, sa particularité dans la multitude. 



Lueurs Dansantes fait du flanc nord de Lanvéoc un lieu de rassemblement rituel à l’échelle de la rade. À chaque grande marée d’équinoxe, les habitants se réunissent pour redresser un mât‑phare basculant, dont la lumière devient un signal visible depuis les communes voisines. Ce geste collectif ouvre la fête : un atelier de création de masques en bois, permettant à chacun de suspendre son identité et de "voir sans être vu". Le bâtiment longitudinal accueille successivement la fabrication, la fête puis l’exposition. Grâce à un canal optique, la lumière du phare couché inonde la grande salle et projette les silhouettes des danseurs sur une façade vitrée composée d’un pavage pentagonal en verre recyclé, décliné en huit nuances du jaune au rouge. Après la célébration, les masques sont accrochés dans le mât couché, transformé en galerie, mémoire visible du rituel partagé.


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Fragments



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